Castor politique

Des fables et de la politique

L’aide Canadienne

Je donne ici la traduction du début d’un article de Yves Engler que l’on devrait trouver sur Znet (pas le temps de faire plus, mais si vous le demander gentiment, je continuerais la traduction plus tard). Edifiant pour nos amis canadiens, j’aimerais savoir ce qu’il en est en France.

On a beaucoup critiqué l’aide étrangère canadienne pour son inefficacité, à tort puisque le critiques regardaient au mauvais endroit. L’aide étrangère canadienne est très efficace pour transformer les impôts en profits pour les multinationales du pays, tout en contribuant à la consolidation de l’oligarchie des plus grandes entreprises américaines.

Récemment, par exemple, la société SNC-Lavallin basée à Montréal est devenue la plus grande entreprise d’ingéniérie du monde., mais est aussi la plus importante récipiendaire de l”aide étrangère américaine”, travaillant sur des projets de l’Agence Canadienne de Développement International (ACDI), à Haiti, en Afghanistan et de l’inde au Liban. Aujourd’hui, le soleil ne se couche jamais sur SNC-Lavallin.

Le gouvernement appelle ceci de l’aide au développement, mais l’un des buts principaux de l’ACDI a toujours été l’expansion étrangère des compagnies canadiennes, par une aide directe ou indirecte. Le secteur minier canadien est ainsi l’une de ses plus belle “success story”, et les compagnies canadiennes gèrent plus de 7000 concessions à travers le monde.

L’ACDI a une responsabilité directe dans la libéralisation des secteurs miniers de Colombie, du Zimbabwe, du Botswana, de Guinée, etc.


mai 9, 2008 Publié par castorpolitique | Politique, canada | | Pas de commentaire

Raffarin fume-t-il ?

mai 8, 2008 Publié par castorpolitique | Politique, Visuel | | Un commentaire

La politique lisse et centrée

Le débat

Sur cette image, selon Le Figaro, deux hommes politiques “débattent”, Balladur à gauche et Rocard à droite, sachant que Balladur est de droite et Rocard de gauche, même si ils sont tout deux proches du centre.

Ni l’un ni l’autre n’ont de quoi boirem c’est dire si le débat doit être très enflammé… Mais regardez aussi, identiques dans l’habit, confortablement installés, dans un environnement froid et fermé qui donne l’impression d’être un édifice officiel, sur des fauteuils que jamais personne ne voudrait acheter, éloignés l’un de l’autre comme pour nous éloigner nous-même, c’est précisemment de cela dont il est question dans cette photo : la politique n’est pas pour le commun des mortels, et quand la politique ne concerne plus le commun des mortels, alors ce n’est plus une démocratie.

J’exagère peut-être ? Vous croyez sans doute que les attitudes, l’environnement et les paroles sont trois choses indépendantes ? Et bien allons voir le débat. Oh ! Je crois d’ailleurs que je peux très vous le résumer par quelques citations, sachant que ce n’est pas un véritable débat mais une suite de question sur lesquels les interlocuteurs sont pratiquement d’accord :

Michel Rocard : Il est peu contes­table que l’orientation générale du pays a bougé. D’une façon générale, il y a une ­disponibilité à la réforme et une intention réformatrice du chef de l’État (…)

Edouard Balladur : Il y a eu rupture.(…)

MR : Je ne voudrais pas prendre le risque de compromettre Édouard Balladur pour lequel j’ai beaucoup d’estime mais je suis tout à fait d’accord avec ce qu’il vient de dire ! (…)

MR : L’arbitre a un pouvoir régulateur, il fixe la règle, il est décisionnel. (…) Il faudra un arbitre mondial et un changement de philosophie.

EB : La notion d’arbitre est capitale.(…) la mondialisation existe, nous ne pouvons y échapper, et il n’y a pas de règles harmonisées entre tous les pays. (…) Commençons par coopérer plus étroitement avec les États-Unis.

MR : Je suis comme vous lucide sur le fait que des règlements intra-européens ne sont plus suffisants par rapport à une finance mondialisée.

Revenons à la France. Le PS vient d’adopter une « déclaration de principes » dans lequel il se dit « réformiste » et plaide pour « une économie de marché régulée »…

EB : Je m’en réjouis, mais j’attends qu’elle soit appliquée dans les faits ! J’attends avec intérêt le programme de gouvernement que le PS élaborera avant de juger.

M. R. - Moi aussi !

mai 6, 2008 Publié par castorpolitique | Politique | | Un commentaire

Je-tu-ils sont sur Facebook

Aimez-vous facebook ?

Pas trop pour ma part, mais regardez ceci.

mai 6, 2008 Publié par castorpolitique | Uncategorized | | Pas de commentaire

La belle politique

Voici une phrase de Sarkozy lors de sa visite en Tunisie. Elle est admirable de subtilité politique. Le voyez-vous ?

Je ne vois pas au nom de quoi je me permettrais, dans un pays où je suis venu en ami, de m’ériger en donneur de leçon.

La réponse se trouve un peu plus loin…

____________________________________________________________________

Citations

Voici tout d’abord quelques citations qui parlent d’elles même, ou presque.

Sarkozy : Aujourd’hui, l’espace des libertés progresse. Ce sont des signaux encourageants que je veux saluer. (…) Je ne vois pas au nom de quoi je me permettrais, dans un pays où je suis venu en ami, de m’ériger en donneur de leçon.

(novembre 2007) FIDH : Note sur l’état des libertés en Tunisie à l’attention du Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies.

(…) en matière de respect des libertés est sombre. Depuis 20 ans, l’élan de réforme reste bloqué et aucune amélioration notable ne peut être mis en avant par les autorités. (…) les atteintes aux libertés individuelles, y compris la liberté d’association, la liberté de réunion, la liberté d’expression et la liberté de la presse sont quotidiennes (…) La promulgation d’une nouvelle loi relative au système judiciaire, au Conseil supérieur de la Magistrature (CSM) et au statut des magistrats, le 4 août 2005 « restreint l’indépendance des magistrats », comme le Rapporteur spécial des Nations unies sur l’indépendance des juges et des avocats l’avait définie en mars 2006. (…) De plus en plus, le gouvernement tunisien instrumentalise les préoccupations sécuritaires comme arme de répression de l’opposition et de tout mouvement de la société civile critique par rapport au bilan du gouvernement. (…) la recrudescence de l’usage de la torture sur des prisonniers a été l’un des effets les plus notables de l’application de la nouvelle loi sur le terrorisme.

Vous trouverez de nombreux exemples de torture et d’emprisonnements arbitraires sur Internet, pas la peine de les énnumérer ici.

Sarkozy encourage le communautarisme

Et maintenant, l’interprétation de la petite phrase : Je ne vois pas au nom de quoi je me permettrais, dans un pays où je suis venu en ami, de m’ériger en donneur de leçon.

Elle est, me semble-t-il, bien plus subtile qu’elle ne paraît.

Nous savons que le quoi indique ici les droits de l’homme et que cette phrase est une manière de dire que l’amitié et la politesse sont au-dessus des droits de l’homme. Ceci déjà est choquant, même dans la France rebelle qui déteste aveuglément la délation. Mais il y a plus.

Car en écrivant quoi, il indique aussi combien méprisables peuvent être ces droits de l’homme qu’il n’est même pas nécéssaire de nommer.

En écrivant ce quoi, il dit encore que rien ne vaut l’amitié. Mais qu’est-ce que l’amitié ? C’est un lien entre personnes, un aveu de proximité, une reconnaissance d’appartenance à une certaine communauté.

Ce qu’il fait donc, c’est dire ceci : seul importent les gens qui sont autour de vous, les liens humains qui vous relient à votre entourage.

On peut comprendre que Le Pen ait apprécié la citation, car l’extrème-droite a compris combien les mots de Sarkozy encouragent une certaine forme de communautarisme : le nationalisme. Seuls les Français nous importent, pour les autres, il n’existe aucune valeur morale qui nous obligerait à leur porter secours.

Sarkozy joue sur plusieurs tableaux, il se fait un ami et il sait qu’il justifie une part importante de sa politique sur ces quelques mots, le nationalisme économique, mais aussi sa politique d’immigration au nom d’une communauté française dont les liens sont plus importants que n’importe quoi.

Qui sait, un jour peut-être, nous n’accepterons plus les réfugiés politique ni personne d’autre, car on ne voit pas au nom de quoi, on devrait mettre en avant la souffrance de gens qui n’ont aucun lien avec la France.

Cette phrase est-elle le signe précurseur d’un repli sur soi ? L’aveu que chacun doit balayer devant sa porte et ne pas le faire chez le voisin ?

Ou pire ?

avril 30, 2008 Publié par castorpolitique | Politique | , | 5 commentaires

Communautarisme

Ce texte est inspiré d’un fait réel.
Castor a un ami, un ami sans toit mais pas sans loi. Une femme, deux enfants, l’un déjà né, l’autre à naître et encore sans maître. Cet ami presqu’canadien veut devenir presqu’parisien en déménageant dans l’immense ville figée et bourgeoise.

Cet ami rebondit comme une boule de billard, d’appartements insalubres en refus, de prix démesurés en prix inimaginables et pourtant imaginés. C’est l’errance et la tristesse, loin de sa femme et de ses enfants restés chez ses parents, regroupant ainsi trois générations dans la même maison en son pays, loin, très loin au sud de Paris.

Il est pourtant bien intégré, n’allez rien imaginer, français on ne peut plus intégré. Il visite et visite encore, entre deux métros, du quatorzième au dix-huitième, près du canal, près de la seine, près de Montmartre, près de Vincennes et ne trouve rien de rien que l’attente et la queue qui n’aboutie jamais.

Castor ne sait pas comment cela se passe dans ces milieux là, son ami pas plus que lui ne sait que la famille et plus encore cherche avec lui. Les parents sont présents, c’est normal, c’est comme ça, sa femme aussi car attention ! ils ne sont pas polygames, une seule femme est assumée comme le veut la loi.

Ses parents, donc, envoient des courriers, électroniques parfois, pour l’aider, vers leurs amis et leur communauté qui, à 77%, vote pour les mêmes candidats, c’est vous dire s’ils se tiennent les coudes bien serrés, près du corps, par pudeur, par habitude, par Toutatis ou un autre identique mais solitaire.

Avec les personnes de même confession, ils s’organisent sur les sites ouèbes et les annonces de toute sorte, les annonces de locations immobilières en particulier, si bien qu’un espoir apparaît, une lumière au fond du tunnel, mais non, qu’allez-vous croire, ceci est une belle histoire, aucun décès à déplorer, juste un tunnel, juste une lumière, aucun danger.

Le mécanisme se met en branle, rapidement, efficacement, un appartement est trouvé, pas dans Paris, pas tout à fait, mais que faire d’autre qu’abdiquer un chouïa de fierté pour vivre normalement, comme les millions d’habitants d’île-de-France ?

La visite est programmée, le propriétaire et ses sept enfants sont rencontrés, l’appartement est à eux, ils vont bientôt déménager, tout va pour le mieux et de nouveau, l’ami de castor est heureux.
Cette belle histoire de communautarisme et de ghettoïsation, Zemmour, comme Le Pen, l’aurait aimée, il aurait crié, il aurait tempêté, il aurait dénoncé ces individus qui se regroupent et se ressemblent dans leurs banlieues et s’assemblent, et s’entraident, ces familles nombreuses qui profitent tant de nos impôts si lourds à payer. La France, la douce France éternelle et vaillante qui résiste encore et encore à l’envahisseur, la douce France si belle et qui tient si bien sa place dans le concert des nations, cette France que nous aimons, toujours prète à se lever pour défendre la veuve et l’orphelin,

n’est-elle pas scandalisée de tous ces chrétiens qui se tiennent par la main ?

_________________________________________________________________________

Le communautarisme a bien des aspects, mais la critique du communautarisme, elle, n’en a qu’un, toujours négatif. Elle est aveugle et ne fait pas la différence entre la solidarité et les revendications égoïstes.

Regardons plus attentivement. Il existe des communautés de toute taille, la plus petite étant la famille, les plus grandes sont les communautés religieuses, étatiques (un état est une communauté), ou multi-étatiques (l’Europe, l’ONU, etc.). A chaque niveau, famille, ethnie, religion, état, chaque comportement communautaire doit être jugé selon les mêmes critêres, indépendemment de l’effet d’échelle qui donne l’impression qu’un regroupement national (la France) est “mieux” qu’un regroupement local (une banlieue).

Nos habitudes ont tendance à nous pousser à juger les communautés avant leurs comportements, et inconsciemment, à cause de notre histoire, nous préferons les états aux religions ou aux ethnies et aux tribus, en invoquant parfois un bizarre argument de rationnalité, le même qui fait que la guerre évoque, en nous, plus de réflexion qu’un attentat suicide.

La seule communauté qui ait une valeur morale “supérieure”, c’est l’humanité.

Alors méfions nous de nos mots.

avril 30, 2008 Publié par castorpolitique | Histoires de Castor, Politique | | Pas de commentaire

La liberté d’opinion à l’épreuve de la démocratie moderne

1992, Fukuyama publie La fin de l’histoire, un livre affirmant que la démocratie libérale est le plus rationnel des régimes politiques et économiques. Avril 2008, les socialistes français abandonnent le socialisme et se déclarent partisans du capitalisme créateur d’inégalités, porteur d’irrationnalité, facteur de crises. Ailleurs, des icônes contestataires font de l’anticapitalisme un cri du coeur d’où toute réflexion est bannie. Les différences politiques se réduisent à des ” plus ou moins ” : plus ou moins de privatisations, de capitalisme, de transparence, de sécurité, de sociale… Seule, la prétention des porte-parole du consensus donne encore la fausse impression d’assister à des débats et à des prises de position.

La société moderne détruit petit à petit la diversité des opinions, un ultra-relativisme narquois s’installe, condescendant à l’égard de toutes les idées trop éloignées du consensus ambiant.
Trois mécanismes sont à l’oeuvre qui font du centre un trou noir parasite.

La vitesse au service de l’uniformisation
L’accélération de la diffusion des informations donne un avantage décisif aux prises positions qui ont à leur service des caisses de résonnance efficaces. Sur ce point, je pense que la vitesse de propagation des idées a plus d’impact que la puissance médiatique, et donc financière, des acteurs.
Dans un environnement où les opinions diffusent lentement, la diversité est assurée. Les idées moins répandues sont discutées dans les populations qui n’ont pas encore subies le lavage de cerveau des idées buldozer.
Au contraire, dans un environnement où les opinions se propagent exponentiellement vite, les plus faibles en terme d’appuis financiers et médiatiques, sont condamnées à la marginalisation. Elles n’ont plus le temps d’être analysées ou discutées. Or si les opinions majoritaires peuvent s’imposer sans véritable réflexion, par suivisme, les changements de paradigme et les idées alternatives ont besoin de temps pour espérer l’emporter.
Contrairement à ce que l’on croit trop souvent, Internet amplifie ce phénomène. Certes, toutes les opinions sont représentées, mais on ne les trouve qu’à condition de les chercher et de connaître leur existence. Quand une idée différente apparaît, même relayée, elle peut tout suite être remise en cause et balayée par les médias institutionnels.
Dans le monde industriel, il est vain d’espérer que les opinions aient un comportement différent des biens et des services. L’économie envahie les mécanismes démocratiques et l’alternatif devient un artisanat qui séduit peut-être les bobos mais ne fait plus véritablement parti du panel d’idées proposées aux citoyens.
On peut même imaginer que l’inévitable privatisation des processus démocratiques donnera à la vie publique l’aspect des sondages : une question, des réponses formatées, et la créativité annihilée au nom de la productivité.

Les activistes vivent en autarcie et n’ont pas d’autre impact sur la vie publique que les séquences émotion du Darfour et du Tibet. Il ne faut pas se contenter de créer des espaces pour une pensée insoumise (1) mais construire un environnement qui donne à chacun la possibilité d’avoir un impact réel sur la vie publique.

Le narcissisme orgasmique
La société de consommation favorise le développement du moi économique, de la partie désirante de l’âme (2). L’individu est encouragé à suivre les comportements qui lui apportent jouissance et satisfaction.
Habitué à la flatterie du monde économique, le citoyen préfère avoir raison, c’est-à-dire, au sens démocratique, suivre les opinions majoritaires que lui indiquent les sondages de toute sorte. On ne lui donne plus les moyens de réfléchir par lui-même, alors que penser de manière autonome les grandes questions que pose aujourd’hui le monde, c’est véritablement, de la part des citoyens, redonner vie à la démocratie (3). Il préfère se regarder dans le miroir des millions d’êtres humains qui pensent comme lui, achètent comme lui et vivent comme lui. Il s’y complaît par paresse intellectuelle.
L’opinion par jouissance des esprits faibles déteste l’effort et préfère l’imitation à la réflexion, encouragée dans cette voie par la plupart des médias et des hommes politiques.


Le mirage de l’individualité

Curieusement, l’affirmation de l’individualité vient renforcer le consensus.
Pour certains philosophes, l’idéal démocratique permet la reconnaissance de chacun. Mais cette reconnaissance politique n’est plus nécessaire quand elle abonde dans d’autres domaines.
Le monde actuel encense chacune de nos singularités. L’histoire individuelle, nos goûts et nos couleurs, tout ce qui peut expliquer les origines de nos opinions prend une importance démesurée au détriment de l’opinion elle-même. Le citoyen est floué de sa créativité politique et de sa capacité à raisonner. Sa psychologie, son storytelling suffit. Il se regarde dans le miroir des autres et dans son propre miroir.
Là où le citoyen sentait qu’une explication était nécessaire, il pense maintenant que plus rien ne s’explique, que l’opinion est intrinsèque à notre personnalité.
Les différences entre opinions, morale et faits s’amenuisent jusqu’à disparaître. Aujourd’hui, on peut dire ” je crois au réchauffement climatique “, sans choquer personne, comme si cette question engageait une foi intime.
Tout est affaire de ressenti et de personnalité, au détriment de la mise en perspective sociale et politique. Mais dans ce cas, une minime différence d’opinion devient énorme de toute l’histoire personnelle qu’elle véhicule. Ainsi, on peut être un peu de droite, un peu de gauche, et avoir l’impression que les différences sont extrèmement importantes. Par une effet de balancier, le spectre politique est gommé à ses extrémités.

La fin de l’histoire est un totalitarisme
Si la société moderne est la fin de l’histoire, alors c’est un totalitarisme : les différents courants politiques disparaissent et avec eux tous les engrenages de la société. Il ne reste plus qu’un brouillard sans articulations d’opinions heureuses et béates entourées de minuscules poches rebelles qui n’ont plus de contact avec la population, sauf lors de quelques vagues émotionnelles qui jouent en réalité le rôle de défouloir et de blanchiment de conscience sans participer à aucune dialectique politique.

Perspectives
Mon texte véhicule un sous-entendu, l’affirmation morale que la diversité des opinions est ” bien “. Ce n’est pourtant pas une évidence. Si la démocratie capitaliste était effectivement le meilleur des régimes politico-économiques, alors l’existence d’opinions qui nieraient ce fait ne serait pas nécessaire.
Pour que mon cri ne soit pas inutile et idiot, je dois expliquer quelques points que je développerais dans d’autres articles :
- la démocratie est le régime politique qui tente d’éviter la concentration des pouvoirs. Mais l’uniformisation des opinions telle qu’elle a lieu actuellement est une concentration des pouvoirs. Ce fait à lui seul justifie mon texte.
- Le réchauffement climatique est le troisième danger auquel l’humanité est confronté (après le totalitarisme autodestructeur nazi et la guerre nucléaire). Comme en biologie, la diversité des opinions et des idées est un gage de survie. Plus grande est la palette d’idées disponibles, et plus grande est notre chance de surmonter les risques écologiques. Mais là encore, ce n’est pas tant une question d’existence des opinions qu’une question d’impact : l’idée du réchauffement climatique a mit bien trop longtemps à s’imposer, et les actions ne sont toujours pas engagées. Pourquoi ?
- je ne pense pas qu’il y ait une unique solution concernant le régime politico-économique. Ceci aussi est à prouver. Le communisme ou l’économie participative, existe-t-il réellement d’autres possibilités que la démocratie capitaliste ?

(1) Morgane Lory.

(2) Francis Fukuyama.

(3) Howard Zinn.

avril 28, 2008 Publié par castorpolitique | Politique, philosophie | , , , , | Pas de commentaire

Le défenseur de la veuve et l’orphelin

avril 28, 2008 Publié par castorpolitique | Politique, Visuel | | Pas de commentaire

Trop d’étrangers partout

Le Québec a 7 millions d’habitants pour 1,5 millions km2, et avec ça, trop d’étrangers…

avril 25, 2008 Publié par castorpolitique | Politique, Visuel, quebec | | Pas de commentaire

Le nouveau chien-chien de Sarkozy est un Koala Raffarin

Le Koala Raffarin est animal très apprécié des présidents Français : fidèle, capable de toutes les compromissions, à l’aspect doux mais néanmoins agressif, plein de surprises.

avril 24, 2008 Publié par castorpolitique | Politique, Visuel | , , | Pas de commentaire