L’aide Canadienne
Je donne ici la traduction du début d’un article de Yves Engler que l’on devrait trouver sur Znet (pas le temps de faire plus, mais si vous le demander gentiment, je continuerais la traduction plus tard). Edifiant pour nos amis canadiens, j’aimerais savoir ce qu’il en est en France.
On a beaucoup critiqué l’aide étrangère canadienne pour son inefficacité, à tort puisque le critiques regardaient au mauvais endroit. L’aide étrangère canadienne est très efficace pour transformer les impôts en profits pour les multinationales du pays, tout en contribuant à la consolidation de l’oligarchie des plus grandes entreprises américaines.
Récemment, par exemple, la société SNC-Lavallin basée à Montréal est devenue la plus grande entreprise d’ingéniérie du monde., mais est aussi la plus importante récipiendaire de l”aide étrangère américaine”, travaillant sur des projets de l’Agence Canadienne de Développement International (ACDI), à Haiti, en Afghanistan et de l’inde au Liban. Aujourd’hui, le soleil ne se couche jamais sur SNC-Lavallin.
Le gouvernement appelle ceci de l’aide au développement, mais l’un des buts principaux de l’ACDI a toujours été l’expansion étrangère des compagnies canadiennes, par une aide directe ou indirecte. Le secteur minier canadien est ainsi l’une de ses plus belle “success story”, et les compagnies canadiennes gèrent plus de 7000 concessions à travers le monde.
L’ACDI a une responsabilité directe dans la libéralisation des secteurs miniers de Colombie, du Zimbabwe, du Botswana, de Guinée, etc.